Un prélèvement SPB sur votre compte bancaire n’est pas forcément une fraude. Dans la plupart des cas, il renvoie à une assurance affinitaire souscrite avec un téléphone, une carte bancaire, un achat multimédia, un voyage ou un service du quotidien. Le problème vient du libellé, qui n’indique pas toujours clairement le commerçant d’origine.
Le bon réflexe consiste à identifier le contrat, vérifier si le débit est légitime, puis choisir l’action adaptée : résiliation, demande de remboursement, contestation ou opposition bancaire. Il faut agir avec méthode, mais sans laisser le dossier traîner.
Qu’est-ce qu’un prélèvement SPB sur un relevé bancaire ?
SPB Assurances est un courtier spécialisé dans les assurances dites affinitaires. Ces contrats sont souvent proposés au moment de l’achat d’un produit ou d’un service, comme un téléphone portable, un ordinateur, une tablette, une carte bancaire, une fourniture d’énergie, un voyage, des loisirs ou un moyen de paiement. Vous pouvez donc être prélevé par SPB même si vous n’avez pas l’impression d’avoir signé directement avec cette société.

Sur un relevé bancaire, l’intitulé peut prendre plusieurs formes, par exemple prélèvement SPB, prélèvement SEPA SPB ou PRLV SEPA SPB MDT. La mention “MDT” renvoie le plus souvent au mandat de prélèvement SEPA, c’est-à-dire l’autorisation donnée pour débiter votre compte. Ce libellé ne précise pas toujours le partenaire commercial à l’origine du contrat, ce qui explique la confusion.
Pourquoi vous ne reconnaissez pas toujours ce débit
La souscription peut dater de plusieurs mois, parfois d’un achat effectué rapidement en boutique ou en ligne. Une assurance mobile a pu être ajoutée avec un forfait chez Orange, SFR ou Bouygues Telecom, une protection multimédia lors d’un achat chez Darty, Fnac, Cdiscount, Auchan, Leclerc ou Micromania, ou une garantie liée à des moyens de paiement via une banque comme BNP Paribas ou Crédit Agricole. SPB intervient aussi dans des offres associées à l’énergie ou à des services, notamment avec des acteurs comme ENGIE ou Selectra.
Autre cas fréquent, une période d’essai, une option présentée comme incluse ou un contrat validé dans un parcours de commande. Le prélèvement arrive ensuite sous le nom de SPB, et non sous celui du vendeur initial. C’est ce décalage qui rend le débit difficile à relier à l’achat d’origine.
Comment identifier l’assurance liée au prélèvement ?
Avant de demander une opposition à votre banque, prenez quelques minutes pour reconstituer l’origine du prélèvement. Cette étape évite de couper un contrat encore utile, mais aussi de perdre du temps si la résiliation doit d’abord passer par l’assureur ou par le partenaire commercial.
- Notez le libellé exact du prélèvement, le montant et la date de débit.
- Recherchez dans vos e-mails les mots “SPB”, “assurance”, “garantie”, “casse”, “vol”, “oxydation”, “panne” ou “moyens de paiement”.
- Vérifiez vos contrats liés à un mobile, un achat high-tech, une carte bancaire, un voyage ou un abonnement récent.
- Consultez l’espace client du commerçant ou de l’opérateur auprès duquel vous avez acheté le produit.
- Contactez SPB avec le montant, la date du prélèvement et vos coordonnées pour demander l’identification du contrat.
Pour un prélèvement SPB, le bon repère n’est pas le libellé seul. Il faut croiser le montant, la date et le contexte d’achat. Un débit de 6,99 € par mois après l’achat d’un téléphone ne raconte pas la même chose qu’un prélèvement de 12 € lié à une carte bancaire. En reliant ces éléments, on retrouve souvent le contrat en quelques minutes.
Les montants qui donnent un premier indice
Le montant prélevé varie selon le type d’assurance. Une assurance mobile complète se situe souvent autour de 8 à 15 € par mois. Une garantie panne est plutôt observée entre 4 et 8 € par mois, tandis qu’une protection vol et casse se situe généralement entre 6 et 12 € par mois. Des consommateurs ont aussi signalé des prélèvements de type 6,99 € par mois, notamment dans des discussions de forum comme Que Choisir.
| Type de contrat possible | Montant mensuel indicatif | Garanties souvent associées |
|---|---|---|
| Assurance mobile complète | 8 à 15 € | Casse, vol, oxydation, parfois panne |
| Garantie panne | 4 à 8 € | Dysfonctionnement technique, réparation ou remplacement selon contrat |
| Protection vol et casse | 6 à 12 € | Vol, casse accidentelle, sinistre couvert sous conditions |
| Assurance moyens de paiement | Variable selon contrat | Perte, vol, utilisation frauduleuse selon les garanties prévues |
Comment résilier un contrat SPB et faire cesser les prélèvements ?
Si vous avez identifié le contrat et que vous ne souhaitez plus le conserver, la résiliation est la voie normale. Pour les contrats d’assurance concernés, la résiliation est possible à l’échéance annuelle, puis à tout moment après 12 mois grâce à la loi Hamon, avec un préavis d’un mois. Vérifiez toutefois les conditions particulières du contrat, car elles précisent l’adresse, les références à indiquer et les éventuelles modalités propres au partenaire commercial.
Les informations à réunir avant d’envoyer la demande
Une demande de résiliation efficace doit permettre à SPB d’identifier le contrat sans ambiguïté. Indiquez vos nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, adresse e-mail, référence de contrat si vous l’avez, produit assuré, partenaire d’origine, montant du prélèvement et date du dernier débit. Joignez une copie du contrat ou du relevé bancaire si nécessaire, en masquant les informations non utiles.
Vous pouvez contacter le service client SPB au 02 32 74 20 20. Pour un courrier de résiliation, l’adresse couramment indiquée est SPB, CS 90000, 76095 Le Havre cedex. Un envoi en recommandé avec accusé de réception reste préférable si vous souhaitez conserver une preuve datée.
Modèle de lettre de résiliation SPB
Voici un modèle simple à adapter :
Madame, Monsieur,
Je vous demande de résilier le contrat d’assurance SPB référencé [numéro de contrat si connu], associé à [produit ou service concerné], souscrit par l’intermédiaire de [nom du partenaire si connu].
Conformément aux conditions applicables et, le cas échéant, à la faculté de résiliation après le 12ème mois prévue par la loi Hamon, je souhaite que cette résiliation prenne effet dans les meilleurs délais et que les prélèvements correspondants cessent à l’issue du préavis applicable.
Merci de me confirmer par écrit la date effective de résiliation ainsi que l’arrêt des prélèvements. Vous trouverez ci-joint les éléments permettant d’identifier mon dossier.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Comment contester un prélèvement SPB non reconnu ou non autorisé ?
Si vous n’avez jamais donné votre accord, si vous ne retrouvez aucun contrat, ou si SPB ne parvient pas à justifier le prélèvement, vous pouvez engager une contestation. L’important est de distinguer deux situations : un contrat réel mais oublié, et un prélèvement que vous estimez non autorisé.
Dans un premier temps, demandez à SPB la preuve de souscription ou les éléments du mandat de prélèvement SEPA. Demandez aussi l’arrêt des débits et, si le prélèvement est injustifié, le remboursement des sommes prélevées. Gardez une trace écrite de tous les échanges, e-mails, courriers, accusés de réception et captures de l’espace client.
Opposition bancaire : utile, mais pas toujours suffisante
Votre banque peut bloquer les futurs prélèvements SPB ou contester une opération. C’est pertinent si les débits continuent malgré votre demande, ou si vous êtes certain de n’avoir jamais autorisé ce mandat. En revanche, l’opposition bancaire ne résilie pas automatiquement le contrat d’assurance. Si un contrat existe, SPB peut considérer que les cotisations restent dues tant que la résiliation n’a pas été faite correctement.
La bonne stratégie consiste souvent à agir sur deux plans : informer SPB par écrit pour demander la résiliation ou la contestation, puis prévenir la banque si les prélèvements sont manifestement non autorisés ou persistent malgré vos démarches. En cas de désaccord durable, vous pouvez déposer une réclamation formelle auprès de SPB, puis solliciter le médiateur de l’assurance si la réponse ne vous satisfait pas.
Quels réflexes adopter pour éviter que la situation se répète ?
Les prélèvements SPB surprennent surtout parce qu’ils sont liés à des assurances souscrites dans un moment où l’attention est ailleurs : achat d’un smartphone, activation d’un service, signature d’un abonnement, paiement en plusieurs fois. Pour éviter les mauvaises surprises, vérifiez les options cochées, les garanties ajoutées et les documents envoyés après l’achat.
- Demandez toujours si l’assurance est obligatoire ou facultative.
- Conservez le contrat et les conditions générales dans un dossier dédié.
- Notez la date de souscription et la date possible de résiliation après 12 mois.
- Surveillez les petits prélèvements mensuels entre 4 et 15 €, souvent moins visibles.
- Vérifiez que la résiliation est confirmée par écrit avant de considérer le dossier clos.
Un prélèvement SPB doit donc être traité avec méthode : identification du contrat, vérification du consentement, résiliation si le contrat est légitime mais inutile, contestation si vous n’avez rien autorisé. Cette approche évite les blocages précipités, tout en protégeant vos droits de consommateur lorsque le débit n’est pas justifié.




